Éco-PTZ 2026 : jusqu’à 50 000 € sans intérêts

Le principe

L’éco-prêt à taux zéro est un prêt bancaire sans intérêt : vous empruntez 30 000 €, vous remboursez 30 000 €. L’État prend en charge le coût du crédit auprès de la banque.

Ce n’est pas une offre commerciale de votre banquier, c’est un dispositif réglementé par le Code de la construction et de l’habitation, issu du Grenelle de l’environnement et créé en 2009.

C’est l’outil naturel pour financer le reste à charge après déduction de MaPrimeRénov’ et des primes CEE.

Caractéristique 2026
Montant maximum 50 000 €
Durée de remboursement jusqu’à 20 ans
Condition de ressources Aucune
Ancienneté du logement Plus de 2 ans
Remboursement anticipé Possible, sans pénalités

Sur la durée, les sources divergent : certaines annoncent 20 ans pour tous les projets depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, d’autres maintiennent 15 ans pour les travaux ponctuels et 20 ans pour la rénovation globale. Faites confirmer par votre banque.

Qui peut en bénéficier

  • Propriétaires occupants et bailleurs.
  • Sociétés civiles (SCI) non soumises à l’impôt sur les sociétés, si un associé au moins est une personne physique.
  • Copropriétés, via le syndicat.

Deux conditions sur le logement :

  • achevé depuis plus de 2 ans à la date de début des travaux — bien plus souple que les 15 ans exigés par MaPrimeRénov’ ;
  • occupé à titre de résidence principale, par vous ou par votre locataire.

Les résidences secondaires sont exclues, sans exception.

Attention au piège : aucune condition de ressources n’est exigée par la réglementation, mais la banque étudie votre dossier comme un crédit classique — revenus, charges, taux d’endettement. Le plafond réglementaire et le montant réellement accordé sont deux choses différentes.

Les travaux éligibles

Tous doivent être réalisés par un artisan RGE.

Isolation — avec des résistances thermiques minimales :

Poste Résistance minimale
Combles R ≥ 7 m².K/W
Murs R ≥ 3,7 m².K/W
Plancher bas R ≥ 3 m².K/W
Toiture-terrasse R ≥ 4,5 m².K/W

Chauffage et eau chaude : pompe à chaleur, chaudière à granulés, raccordement à un réseau de chaleur, système solaire combiné.

Le cumul avec MaPrimeRénov’ a été simplifié

Depuis 2022, si vous disposez déjà d’un accord MaPrimeRénov’, la banque n’a plus à revérifier l’éligibilité technique des travaux : elle s’appuie directement sur votre dossier Anah validé.

Cela raccourcit sensiblement le montage. Depuis juillet 2025, les critères d’éligibilité des deux dispositifs ont par ailleurs été harmonisés.

Un exemple concret. Vous remplacez une chaudière fioul par une PAC air/eau à 13 000 €. Vous percevez 4 000 € de MaPrimeRénov’ (profil jaune) et 2 500 € de CEE. Il reste 6 500 € à financer : un éco-PTZ mono-travaux, plafonné à 15 000 €, couvre largement ce reste à charge sans un euro d’intérêt. Sur dix ans, l’économie représente plusieurs centaines d’euros par rapport à un crédit à la consommation.

Bon à savoir : sur les travaux éligibles à l’éco-PTZ, la TVA à 5,5 % s’applique automatiquement.

Le second éco-PTZ

Vous avez déjà souscrit un éco-PTZ de 15 000 € il y a deux ans ? Vous pouvez en demander un second pour de nouveaux travaux, dans la limite d’un plafond cumulé de 50 000 € pour le logement.

La demande doit intervenir dans les 5 ans suivant l’émission du premier prêt, et cette possibilité court jusqu’au 31 décembre 2027.

C’est un point utile pour ceux qui rénovent par étapes — même si, rappelons-le, un projet fractionné perd le bénéfice des taux de la rénovation d’ampleur côté MaPrimeRénov’.

Les démarches

  1. Définir les travaux avec un artisan RGE et obtenir un devis détaillé.
  2. Remplir le formulaire « Emprunteur » ; l’artisan remplit le formulaire « Entreprise ».
  3. Déposer le dossier auprès d’une banque conventionnée avec l’État.
  4. Signer l’offre de prêt.
  5. Réaliser les travaux et transmettre les factures.

Quatre pièges à connaître

Le délai de 3 ans. Si les travaux ne sont pas réalisés dans les trois ans suivant l’octroi, le prêt devient immédiatement exigible, avec pénalités. Vérifiez la disponibilité de votre artisan avant de signer.

Le trop-perçu. Si le montant réel des travaux, au vu des factures, est inférieur à la somme débloquée, vous devrez rendre la différence majorée de 25 % — sans majoration si le remboursement intervient dans le délai de deux ans.

Le changement d’usage. Vendre le logement, le transformer en local commercial, en faire une résidence secondaire ou le mettre en location saisonnière entraîne le remboursement intégral du capital restant dû.

Le réaménagement du prêt. Si vous le rallongez au-delà de sa durée initiale, la banque peut demander des intérêts sur la période supplémentaire, plafonnés au taux du prêt PAS à la date de réaménagement.

À noter également : une entreprise RGE dont les travaux ne sont pas justifiés s’expose à une amende de 10 % du montant concerné.


Questions fréquentes

Quel montant peut-on emprunter ?

Jusqu’à 50 000 € selon la nature et l’ampleur des travaux, tous éco-PTZ cumulés pour un même logement.

Faut-il des revenus modestes ?

Non, aucune condition de ressources. Mais la banque évalue votre solvabilité comme pour tout crédit.

Peut-on l'utiliser pour une résidence secondaire ?

Non, sans exception. Le logement doit être une résidence principale, occupée par vous ou votre locataire.

Peut-on cumuler avec MaPrimeRénov' ?

Oui, et c’est le montage le plus courant. L’éco-PTZ finance le reste à charge après déduction des aides.

Que se passe-t-il si les travaux ne sont pas faits ?

Le prêt devient exigible immédiatement avec pénalités passé un délai de 3 ans.

Peut-on rembourser par anticipation ?

Oui, sans pénalités.

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