L’essentiel
Le placo pour 90 % des cas
Les carreaux de plâtre si le budget prime
La brique pour du définitif
Le verre pour la lumière
Le comparatif des prix
| Matériau | Prix au m² posé | Point fort | Limite |
|---|---|---|---|
| Carreaux de plâtre | 22 – 35 € | Le moins cher, supporte des charges | Aucun passage de gaine possible |
| Brique creuse plâtrière | 35 – 50 € | Bonne isolation thermique | Pose complexe, enduit à prévoir |
| Placo BA13 standard | 40 – 65 € | Rapide, gaines et isolant intégrés | Charges limitées sans renfort |
| Placo avec isolation acoustique | 65 – 95 € | 42 à 50 dB d’affaiblissement | Épaisseur plus importante |
| Béton cellulaire | 50 – 100 € | Solide, résiste à l’humidité | Surtout utilisé en neuf |
| Brique de terre cuite | ~100 € | Très solide, résiste au feu | Lourde, acoustique moyenne |
| Brique de verre | 100 – 300 € | Apport de lumière naturelle | Pose très longue, coût élevé |
Prix 2026, fournitures et main-d’œuvre comprises. Les fourchettes varient selon la région, la hauteur sous plafond et la complexité du chantier.
Le placo (plaque de plâtre)
Une ossature métallique — rails au sol et au plafond, montants verticaux — sur laquelle on visse une plaque de plâtre de chaque côté. Épaisseur totale de 72 à 100 mm en configuration standard.
Pourquoi il domine en rénovation : il est léger, donc utilisable sur un plancher ancien sans renforcement. Il se pose vite. Et surtout, l’espace entre les deux plaques accueille naturellement l’isolant et les gaines électriques — deux besoins qu’aucun autre matériau ne satisfait aussi simplement.
Sa vraie limite est la charge admissible. Fixer un meuble haut de cuisine, un téléviseur ou un lavabo suspendu exige des renforts prévus au montage, dans l’ossature. Décider après coup oblige à rouvrir la plaque.
Les variantes utiles : plaque hydrofuge (repérable à sa couleur verte) en pièce humide, plaque phonique à cœur haute densité, plaque coupe-feu (rose) pour un classement EI.
Les carreaux de plâtre
De gros blocs de plâtre, généralement 66 × 50 cm pour 40 à 100 mm d’épaisseur, assemblés par rainure et languette avec une colle spéciale. Pleins ou alvéolés.
C’est le matériau le moins cher et il supporte mieux les charges que le placo, sans renfort particulier. Il existe en version hydrofuge pour les pièces humides et en version à isolant intégré.
Son défaut est rédhibitoire dans certains cas : un mur plein ne permet pas de faire passer de gaines. Toute l’électricité doit être saignée après coup, ce qui annule une partie de l’économie initiale. Il ne convient qu’aux cloisons verticales — jamais en plafond.
La brique
Deux familles distinctes, souvent confondues.
La brique plâtrière — creuse, en terre cuite, 3,5 à 10 cm d’épaisseur, 2 à 3 kg — se pose traditionnellement au plâtre, d’où son nom. Comptez 30 à 60 €/m² de fourniture, plus environ 35 €/m² de main-d’œuvre et jusqu’à 15 €/m² d’enduit. Sa pose est complexe : mieux vaut la confier à un maçon.
La brique de terre cuite traditionnelle est nettement plus solide et plus lourde, autour de 100 €/m² posée. Elle résiste bien au feu et offre une excellente inertie thermique.
Le point à peser : une cloison en brique sépare définitivement. Elle sera plus difficile et plus coûteuse à abattre si vous changez d’avis dans dix ans. Son isolation acoustique n’est d’ailleurs pas son point fort, contrairement à une idée reçue — la masse seule ne suffit pas sans désolidarisation.
Le béton cellulaire
Apprécié des professionnels pour sa facilité de mise en œuvre et ses propriétés techniques. Bonne solidité, bonnes capacités isolantes, résistance à l’humidité qui en fait une option sérieuse en salle de bain.
Il est surtout utilisé en construction neuve. En rénovation, son poids et l’ampleur des travaux le rendent moins évident que le placo. À noter : il exige un traitement bouche-pores avant peinture, sans quoi la finition sera irrégulière.
La brique de verre
Le choix esthétique par excellence. Elle cloisonne un espace tout en laissant passer la lumière naturelle, sans offrir de vue directe — d’où son usage fréquent entre une chambre et une salle de bain, ou pour éclairer un couloir aveugle.
Épaisseur de 8 à 10 cm, bonne isolation acoustique et thermique, excellente résistance au feu et à l’humidité.
Son coût élevé s’explique par le temps de pose, et non par le prix des briques. C’est la cloison la plus longue à réaliser, même pour un professionnel aguerri : l’étanchéité et l’alignement demandent un savoir-faire spécifique. La fourchette de 100 à 300 €/m² reflète directement cette main-d’œuvre.
Comment choisir, concrètement
| Votre besoin | Le bon choix |
|---|---|
| Séparer deux pièces, budget maîtrisé | Placo BA13 standard |
| Isoler du bruit une chambre | Placo 72 ou 98 mm avec laine de roche |
| Pièce humide (salle de bain, buanderie) | Placo hydrofuge, carreaux de plâtre hydrofuges ou béton cellulaire |
| Fixer des charges lourdes | Béton cellulaire, carreaux de plâtre, ou placo avec renforts |
| Faire passer de l’électricité | Placo obligatoirement |
| Apporter de la lumière | Brique de verre ou verrière d’intérieur |
| Espace modulable | Cloison amovible |
| Séparation définitive et robuste | Brique |
La TVA à 10 %
Dans un logement achevé depuis plus de deux ans, la pose d’une cloison par un artisan bénéficie de la TVA à 10 % au lieu de 20 %, sur la fourniture comme sur la main-d’œuvre.
Attention à la condition : le professionnel doit fournir les matériaux. Si vous les achetez vous-même, votre achat reste taxé à 20 % et seule la main-d’œuvre bénéficie du taux réduit. Faire fournir par l’artisan est donc souvent plus avantageux qu’il n’y paraît.
Questions fréquentes
Quel est le matériau le moins cher pour une cloison ?
Les carreaux de plâtre, à 22 à 35 €/m² posés, devant le placo BA13 standard à 40 à 65 €/m². Mais l’écart représente environ 200 € sur une cloison de 10 m², ce qui est peu au regard des différences d’usage. Les carreaux de plâtre ne permettent aucun passage de gaine électrique, ce qui peut annuler l’économie si vous devez ensuite saigner le mur.
Quel matériau choisir pour une salle de bain ?
Trois options résistent correctement à l’humidité : les plaques de plâtre hydrofuges de type Placomarine, les carreaux de plâtre hydrofuges, et le béton cellulaire. Le placo hydrofuge reste le plus simple en rénovation car il accueille les gaines et l’isolant. Si vous prévoyez un carrelage mural ou une douche encastrée, l’hydrofuge n’est pas une option de confort mais une nécessité.
Peut-on fixer un meuble lourd sur une cloison en placo ?
Oui, à condition d’avoir prévu des renforts dans l’ossature au moment du montage : traverses métalliques ou panneaux de bois insérés entre les montants. Décider après coup oblige à rouvrir la plaque. Si vous savez qu’un meuble haut de cuisine, un téléviseur ou un lavabo suspendu viendra à cet endroit, indiquez-le à l’artisan avant la pose.
La brique isole-t-elle mieux du bruit que le placo ?
Non, contrairement à une idée reçue. La brique offre une bonne inertie thermique, mais son isolation acoustique n’est pas son point fort. Une cloison placo de 72 mm avec laine de roche atteint 42 dB d’affaiblissement, une double peau monte à 55-70 dB. La performance acoustique vient de la combinaison masse, isolant et désolidarisation, pas de la seule densité du matériau.
Pourquoi la brique de verre est-elle si chère ?
Le coût vient de la main-d’œuvre, pas du matériau. C’est la cloison la plus longue à poser : l’alignement, le jointoiement et l’étanchéité demandent un savoir-faire spécifique et beaucoup de temps. La fourchette de 100 à 300 €/m² reflète directement ces heures de pose. En contrepartie, elle apporte de la lumière naturelle sans vue directe, ce qu’aucun autre matériau ne permet.
Faut-il un artisan ou peut-on poser soi-même ?
Le placo et les carreaux de plâtre sont accessibles à un particulier bricoleur, à condition de maîtriser le traitement des joints — c’est l’étape délicate, celle qui distingue un mur plan d’un mur qu’on verra onduler sous la peinture rasante. La brique, le béton cellulaire et la brique de verre relèvent du métier. Passer par un artisan ouvre aussi droit à la TVA à 10 % sur la fourniture.
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